Facho-coco

mussolini.jpgTroublante, la similarité de discours - en particulier de la part des sympathisants socialistes - entre ce qui se disait de Chirac dans les années 70 et ce qui se dit aujourd’hui de Sarkozy. « Mais… j’ai peuuur… si Chirac vient au pouvoir… ça sera le fasciiiiiiisme ! ». Il est venu. Ca n’a pas été grand-chose, pas été très clean (on avait été bien préparé), mais en tout cas pas le fascisme. Chaque bloc aime à se faire de gentilles frayeurs. Le fascisme pour les uns, la Commune pour les autres, tant il est vrai qu’en France, le discours raisonnable se voit vite accolé la honteuse étiquette de centriste. Pourquoi cette emphase ? Outre les tropismes culturels français, sans doute pour aveugler un peu cette frange minime d’électeurs qui vote sur le programme et non par réflexe identitaire. La grande majorité de l’électorat vote en référence à sa culture politique d’origine, sans réelle considération pour les discours dont chacun sait qu’ils n’engagent que faiblement le candidat. Le génie de Mitterrand aura été de casser le vote identitaire communiste en créant l’union de la gauche et, ce faisant, en s’appropriant une partie importante de son électorat. Le PC ne s’en est jamais remis. C’est tant mieux.
Le manque de confiance dans les institutions est affligeant.
Il n’y a pas plus de risque de voir le fascisme en France avec Nicolas qu’il n’y a de risque à voir empaler les enfants de bourgeois sur les grilles du jardin des Tuileries – la Commune - si Ségolène accède au trône.