Un mot sur les femmes… un risque.

medicis.jpgPersonnellement, je n'avais pas remarqué que l'un des candidats des primaires socialistes était une femme, ce qui fait que si j'avais voté, je l'aurais fais sans contrainte de genre, en toute liberté, sans déphasage œdipien. Pour moi tout cela n'a aucun sens. Je ne reconnais que la compétence, la vision politique,  la rage de convaincre. Mais j'ai lu l'éditorial de Michèle Thouvenot, dans le Journal du Dimanche. Mieux fait de rester au lit. Ou de mitonner un pot-au-feu. Ou de faire un peu de ménage. A quoi sert le dimanche?
En apprenant le score, sans doute a-t-elle bondi, Michèle, s'est-elle mise à courir dans les couloirs du journal, bras tendus vers le ciel, les yeux révulsés, la bouche grande ouverte sur un cri sans fin, comme Ribéry quand il en colle un dans la lucarne. Et de s'en prendre aux hommes "cohorte de fantômes agitant lugubrement leurs nouvelles chaînes", et même à ce pauvre Jack Lang – ça, ça fait débat – qu'elle taquine gentiment en le taxant de "danseur de tango mondain à la retraite, le visage rétréci, comme passé dans une lessiveuse". Soft. Pas du tout mesquin. Qui peut encore en vouloir à Jack Lang?
D'où vient cette idée qu'un pouvoir donné aux femmes ouvre automatiquement sur une ère d'aménité compassionnelle et de compréhension? Golda Meir, Thatcher, Marie-France Garaud, Indira Gandhi, Madame Mao Zedong, les preuves ne manquent pas de l'infinie douceur des femmes au pouvoir. Quant à la vie édifiante de Catherine de Medicis… Et ce pauvre Rouillan qui faisait le guet quand Nathalie organisait la succession à la tête de Renault, au calibre 45. On dit de Ségolène qu'elle n'est pas la plus câline d'entre elles. Tout porte donc à croire que le monde bouge, au moins en occident, qui passe alertement d'une phallocratie de bas étage à une vague gynocratie du même palier. Ainsi, nul n'échappe au transport amoureux.
D'ailleurs le mot est sur toutes les lèvres carmin "Comment elle les a baisés, les éléphants!" Une affaire de désir. D'avenir.

Vignette: Catherine de Medicis

Commentaires (1) to “Un mot sur les femmes… un risque.”

  1. A propos de Catherine de Médicis, on peut lire le numéro de novembre d’un de mes magazines préférés, L’Histoire, qui titre à la une: “Elle a gouverné la France!”. Avec ces sous-titres innocents: “La vérité sur la saint-Barthélemy” et “Pourquoi elle est si destestée”. Le titre de l’article auquel renvoie ce dernier sous-titre est, plus prudemment: “Pourquoi fut-elle si détestée?”. La photo d’ouverture montre Virna Lisi jouant la Reine Noire dans le film de Chéreau, La Reine Margot (1994). La légende ne précise pas le sexe de Virna Lisi.

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