A contre rôle?

malraux1.jpgOn aime ou on n'aime pas Sarkozy. Affaire de goût, affaire d'option politique. Mais reconnaissons-lui, depuis des années, un langage clair, assez direct et factuel - parfois un peu provoquant avec les conséquences que l'on sait - mais en tout cas assez inhabituel dans une tribu qui a pour principe d'éviter les réponses, de surfer sur la litote et de parler pour ne rien dire. En tout cas un langage qui convainc ceux qu'un peu plus de pragmatisme et de libéralisme attire, et qui insupporte - à droite comme à gauche - ceux qui les réfutent et préfèrent un sentimentalisme utopique et le déni systématique du réel. Ainsi, même confronté aux chiffres les plus indépendants, le projet socialiste – très fabusien - persiste-t-il dans son refus de reconnaître le déclin du pays dans l'ensemble européen. Match nul! Criait le chevalier de Monty Python après s'être fait trancher bras et jambes par son adversaire en combat singulier. S'ils veulent un scénariste…
Rien n'est moins séduisant, n'est plus encombrant que les faits, que le réel. Si, peut être, le présent. Et rien n'est plus séduisant qu'un désir d'avenir. Sarkozy a donc décidé de changer de braquet e