PS: on a le Pen qu’on mérite

freche2.jpgOn rêve d'un débat télévisé George FrêcheJean-Marie Le Pen. Mais en face à face, pitié, pas le truc des pupitres, œillades en coin, sourires crispés, cher camarade… Et pourquoi pas un deuxième tour?
Leur point d'accord on le connaît. Jean-Marie et George verraient bien une équipe de France composée avec une petite touche de proportionnelle. Un peu moins blackos. Ils se sont exprimés sur le sujet. L'un et l'autre prêchent en terre agitée et savent ce qu'on veut y entendre. Leur point de désaccord? Si les harkis, bien que Mahométans, sont pour Jean-Marie d'anciens et loyaux compagnons d'arme, Georges y voit plutôt des sous-hommes, ce qui par un effet naturel de symétrie, valide l'existence des surhommes. Ach! D'accord et pas d'accord, en somme. Mais l'un et l'autre déplorent que le microcosme politique parisien accorde à tout cela une importance excessive. En région, ça plaît. A Paris, on s'agite au zinc du Solferino, le dernier Café Philosophique en vogue. "Peut-on parler de morale en politique". Commentez. Autrement dit, peut-on risquer une région pour ce qui n'est, allez, disons qu'un "détail"? Un quoi? Heu…
Et George soutient Ségolène. Aï! Il l'a dit. C'est embarrassant…
Et il a des réseaux. Il est très soutenu localement… bon…
Et il a des dossiers. Il va nous ressortir Urba intacte du congélateur, il l'a dit… " J'ai gardé toutes les preuves. Et je pourrais semer une panique que vous ne pouvez pas imaginer… " Allez, George, un effort…
Ce qui fait que, suivant les conseils de l'Oracle et donnant du temps au temps, la commission en charge de statuer sur le sort de George ne remettra ses conclusions qu'en fin de premier trimestre. Et George peut continuer, comme il le dit si bien, à avoir honte d'être blanc.
Et la honte d'être rose?