Larzac…

seoul3.jpgA Séoul depuis hier. Choc habituel de la foule et de l'hyper-activité. Un choc renforcé par la lecture d'un article du Monde (2 décembre 2006), La galaxie écologiste. Mi trou noir, mi naine verte… Même en le relisant, on se perd un peu dans le labyrinthe des groupes, sous-groupes et factions qui la composent. Un article courageux en tout cas, qui cherche un fil conducteur entre ceux qui luttent contre le nucléaire, ceux qui s'y sont faits, ceux qui craignent le réchauffement, ceux qui se chauffent à la tourbe, ceux qui se sont fait un nom à la télé et ne sont "même pas clairs sur l'anti-libéralisme" (Le Monde 5 dec), ceux qui exècrent le cathodique, ceux qui fauchent les OGN et les fast-food, ceux qui sont pour le mariage gay, ceux qui adorent les couloirs de bus, ceux qui protègent les oiseaux ou les animaux de ferme, ceux qui combattent le productivisme… et, pour finir, les adeptes de la "décroissance", une ethnie nouvelle, radicale et mal connue car, dit l'article, ils manquent de relais politiques. On comprend pourquoi. Ceux-là ont abandonné le téléphone pour le pigeon voyageur, remplacé le frigidaire par l'hiver - en plein réchauffement - rêvent d'un monde redéfini à l'échelle cantonale et se laissent doucement séduire par un spiritualisme clanique, autoritaire et païen qui ferait sans doute le bonheur des héritiers de Lévi-Strauss.
On ne sait pas de quoi le passé peut être fait, disait-on sous Staline.
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