Pourquoi Nicolas fait peur aux enfants
Je dis à Alice, 17 ans, ça se pourrait bien que je vote Sarkozy, l'autre, Jeanne des Banlieues, pourrais pas. Elle se ferme. Je demande pourquoi tu ne veux pas que je vote pour lui? Elle dit, parce qu'il est violent. Et comment sais-tu qu'il est violent? Elle répond, je ne sais pas, mais il est violent.
Ca m'a fait réfléchir cette image de violence.
Revenons sur l'histoire. A quel moment l'opinion publique prend-elle vraiment conscience de Nicolas Sarkozy? En mai 1993. Un fou a pris en otage des enfants dans une maternelle de Neuilly. Sarkozy, maire de l'agglomération, entre dans la classe et négocie avec le dingue. Il sort avec un enfant dans les bras. Quelques heures plus tard les enfants sont sauvés et l'homme est abattu dans son sommeil. Polémique. Violence. 1995, Balladur se présente. Trahison. Un ami de trente ans… Sarkozy soutient le traitre. Le traitre perd, terrassé par la puissance politique d'un fauve. Il est dépecé. Il n'en reste rien. Violence. 2002, Ministère de l'intérieur, ministère de la violence. C'est là qu'il brille, qu'il affirme son image après une campagne au cours de laquelle l'insécurité a été centrale (ce vieil homme, passé à tabac, le visage tuméfié, qui parle un soir à la télévision…). 2003, création du CFCM, la gauche y voit la collusion entre la république laïque et l'Islam radical, en surfant depuis lors, mine de rien, sur l'image quotidienne des kamikazes de Bagdad. 2004, il prend l'UMP, contre Chirac, au sabre. 2005, en banlieue, le mot "racaille"… même sorti de son contexte, même détourné, même injustement découpé et manipulé par des médias complaisants, reste une étincelle maladroite de quoi découle…le feu, la violence. 2006, visite à George Bush, en Amérique, homme et pays de toutes les barbaries, dit-on…
De facto, Nicolas est souvent sur le damier de la violence, même institutionnelle et maîtrisé. A quoi s'ajoute la raideur d'une personnalité concentrée, peu amène, peu complaisante. Il n'en faut pas davantage pour fabriquer un stéréotype. Et Sarko "fait peur" (à dire en larmoyant légèrement, les sourcils très ouverts, l'air profondément concerné).
Pour autant, je ne crois pas qu'il soit violent et je ne vois rien qui permette de le dire, en tout cas rien de concert, rien de factuel, rien d'avéré sinon le contexte dans lequel il opère. Mais le stéréotype est le fuel du politique et la gauche ne se prive pas d'alimenter la peur des indécis. Car enfin qui croit raisonnablement qu'il y ait le moindre risque fasciste ou bonapartiste en France? Qui croit que l'armée va suivre? Qui croit que la police, largement syndicalisée à gauche comme le montrent les fuites récentes, va soutenir une aventure totalitaire ou dictatoriale? Qui croit une seconde que l'Europe, que nos voisins vont laisser la France s'engager dans une voie politiquement sans issue, quand on voit ce qu'il est advenu de l'expérience Autrichienne en la matière? Faut-il avoir totalement perdu confiance dans nos institutions pour se laisser aller à de tels fantasmes?
Non, il n'y a pas de risque. Pour autant, le stéréotype est là et en venir à bout n'est pas la tâche la plus simple pour le candidat. Passer de l'image de violence à celle de fermeté et de solidité ne sera pas facile, mais la complaisance "allumée" qui se développe en face pourrait y aider.
On ne vient pas à bout d'un stéréotype comme d'un ennemi politique.
Media a écrit :
Mon point de vue sur la violence de Sarkozy est assez différent. La violence de Sarkozy est avant tout celle des décisions qu’il prend et des lois qu’il fait voter.
Fermer le centre de Sangate est une décision violente qui a mis à la rue des dizaines de personnes, sans rien résourdre au problème initial.
Ses lois anti immigration sont violentes parce qu’ils rendent la vie de milliers de gens précaires et difficiles, y compris aux immigrés régulier. Idem sur les articles de loi concernant le racolage, qui met en danger les prostituées en les obligeant à s’isoler.
La principale source de violence de Sarkozy est celle-là, celles des décisions et des lois injustes, qui ne règlent jamais les problèmes de fond, mais qui sont juste assez démonstratives pour donner l’illusion du problème résolu. Peu importe pour lui que des être humains aient la vie impossible ensuite à cause de ces actes.
Mais il est vrai aussi que les paroles de Sarkozy sont violentes. Je ne parle du terme de “racaille”, mais lorsqu’il ment honteusement en affirmant, en novembre 2005, que les deux jeunes qui sont morts électrocutés n’étaient pas poursuivis par la police, ou lorsqu’il affirme qu’aucune grenade lacrymogène n’avait été lancé dans une mosquée. Ses mensonges sont une violence pour les personnes concernées, la famille des jeunes et les musulmans présent ce jour là.
Quant aux syndicats de police, ils sont plus à gauche (majoritaire je ne sais) uniquement depuis les dernières élections syndicales. Encore un effet Sarkozy.
Posté le 14-Feb-07 à 3:00 pm | Permalink
Rémi a écrit :
La violence vient de la peur.
Et Sarkozy est violent quand il surfe sur cette vague. Ce n’est pas pour rien qu’il est ministre de l’interieur. “Le premier flic de France” comme on dit.
On doit penser avoir besoin de cette protection là…
Et vous avez vu ce compteur qui égrenne jusqu’aux millisecondes (!) sur son site ?
Par exemple, moi je ne pourrais pas voter pour quelqu’un qui écrit :
“Il est injuste que ceux qui se lèvent tôt et ceux qui travaillent tard, ne soient pas mieux récompensés que ceux qui vivent de l’assistanat.”
Mieux récompensés !!!
Elle est là, la violence et il faut être miro pour ne pas la voir!
“Qui croît raisonnablement” que l’on peut vivre de l’assistanat ? Qui croît qu’on peut désirer celà ?
Un tas de gens sont dans la merde et on veut encore leur dire qu’ils ne méritent pas le peu d’aides auxquelles ils ont droit!
Y en a un peu marre de vouloir dresser l’ouvrier contre le smicard, le smicard contre le RMIste et pourquoi pas le RMIste contre le chomeur, parce qu’il y en aurait toujours un qui travaillerait plus que l’autre.
C’est une course vers toujours plus d’heures travaillées, toujours plus de profit, toujours plus de consommation.
Et si on faisait une pause ?
Posté le 14-Feb-07 à 11:38 pm | Permalink
Rémi a écrit :
J’avais envie aussi de relever le procédé de réthorique dans le titre de ce billet, qui voudrait faire coire que si l’on a peur de Sarkozy c’est qu’on est un enfant. Autrement dit que notre jugement n’est pas complètement formé. Ou alors c’est qu’on se “ferme”, et qu’on ne “sais pas”.
“Le journal d’un avocat”, en lien ici, montre dans un dernier article comment il fait peur à d’autres.
Le titre aurait du être : Pourquoi Nicolas fait peur aux enfants, aux précaires, aux immigrés et par là, à tout citoyen soucieux du sort des plus fragiles ?
Posté le 15-Feb-07 à 12:18 am | Permalink
Charles a écrit :
Media,
La résolution du problème de Sangate suppose d'avoir eu une attitude ferme et préalable en matière de contrôle des frontières et de flux migratoires, une attitude que vous jugeriez sans doute violente. La complaisance passée, de droite comme de gauche, en la matière me semble bien plus criminelle que les mesures qui sont à prendre aujourd'hui. Quant au mensonge, je ne sais pas. Je n'étais pas dans la rue. Je ne sais pas qui courait après qui…
Remi,
Bonne analyse sur la rhétorique du titre. Autant pour moi. Ca n'était pas intentionnel. Sarkozy surfe sur la peur, c'est vrai, mais la peur est là, et la violence aussi. Le déni de la répression au profit d'une illusion de dialogue me semble une réponse inadéquate. Il faut trouver un équilibre et regarder le réel. Royal est d'accord avec NS sur ce point, apparemment. Et c'est très nouveau à gauche. L'armée est-elle devenue un partenaire acceptable?
Oui, on peut vivre de l'assistanat et c'est pour beaucoup, malheureusement, une raison d'embarquer depuis l'Afrique sur des coquilles en noix et parfois d'en mourir. Comment résolvez-vous cela, et la dette, et le déficit sur fond de fuite des capitaux et des entrepreneurs? En nationalisant les banques?
Quant au travail et sa reconnaissance, là encore, les deux principaux candidats semblent être d'accord pour ressusciter la "valeur travail" mise à mal, essentiellement à gauche, depuis trente ans. Je me souviens des messages du type "apprenons à vivre dans une société de loisirs…". Le travail était alors une valeur de droite, une valeur bourgeoise, une valeur pétainiste. Non? Avec la famille. Qui semble de retour à gauche.
Posté le 15-Feb-07 à 12:27 pm | Permalink
Rémi a écrit :
J’aimerais bien qu’on me dise à quelles aides ont droit les immigrés qui se retrouvent en situation irrégulière après leur traversée ?
A celle de la bonne soupe des Restos du coeur ou les attendent les policiers ? Voir là par exemple: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20070201.OBS9946/delanoe_denonce_linterpellationde_sanspapiers.html
Et je trouve que faire croire que ceux qui ont été régularisés vivent d’aides sans rien faire de la journée est un peu fort! Le fait est qu’ils bossent aussi et le plus souvent dans les emplois les plus pénibles et les moins rémunérateurs qui soient pour la plus grande joie de certains patrons.
“La valeur travail” est une bonne expression pour tirer encore plus de profit de cette situation de précarité.
Je n’ai pas de réponses précises à apporter mais ce n’est pas ce qui peut m’empêcher de critiquer celles qui me paraissent mauvaises.
Posté le 15-Feb-07 à 1:33 pm | Permalink
Antoine Block a écrit :
Je pourrais reprendre à mon compte chaque phrase de Media et Rémi. Je ne reviens donc pas sur ce qu’ils ont déjà dit et bien dit (quoi qu’on pourrait en rajouter sur les projets de réforme de Nicolas Sarkozy, sur le renforcement qu’il désire de la fonction présidentielle, sur l’usage qu’il fait — et qu’il a avoué faire — des services du ministère de l’Intérieur, etc.).
J’aimerais seulement ajouter un mot sur la seconde partyie de votre billet, Charles. La différence entre une société démocratique et une autre fachiste n’est malheureusement pas délimitée par une ligne rouge (ou brune) qu’il suffirait de ne pas franchir. Le passage de l’une à l’autre ressemble plutôt à un lent dégradé (sinon dégradation) constitué d’une accumulation de décrets, de lois, de démagogie, de populisme, d’exacerbation des haines, des rancœurs et des frustrations.
Prise isolément, chacune des mesures peut ne pas paraître inadmissible, certains les trouvent même frappées au coin de ce bon sens populaire dont l’enfer est pavé. Mais mises bout à bout, elles dessinent le profil d’une société de plus en plus répressives où l’idée même de liberté devient synonyme d’abus, où l’égalité est regradée comme un archaïsme dogmatique qui empêche la reconnaissance des mérites individuels, où la fraternité est dénoncée comme une injustice dont profitent les moins méritants…
Et insensiblement, on aboutit à une société, certes pas fachiste (si l’on entend par là les chars dans les rues et la torture d’Etat normalisée), mais pour laquelle les mots “d’ordre” ne sont plus la devise républicaine mais la Sécurité, l’Ordre, le Travail, l’Amour de la Patrie (sinon “quittez-là” !).
Sans comparer Nicolas Sarkozy à Hitler ou Staline — ce qui serait stupide —, il est légitime de s’inquiéter des dérives qu’il incarne.
Posté le 16-Feb-07 à 3:42 am | Permalink
Charles a écrit :
Je ne conteste pas votre point de vue, Antoine, mais il me semble que la complaisance mène à un arbitraire plus dramatique encore que la fermeté dont se réclame Nicolas Sarkozy, celui d'une violence sociale non maîtrisée. La survie de la trinité républicaine que appelez de vos voeux et qui orne le fronton des mairies ne peut pas être garantie par le refus du réel. Enfin, dans votre dernière phrase vous parlez de "dérive", avec une élision sur "fasciste", ou "dictatoriale" ou "totalitaire" selon qu'on lit tel ou tel support, alors que ma vision serait davantage de parler de "tendance" à plus de fermeté. Oui, certainement. Electoralement parlant, je pense que c'est une réponse gagnante à ce qu'on appelle la "perte des repères", là où le dialogue stérile et simulé des groupes participatifs déçoit, voir inquiète. Enfin, nous verrons.
Posté le 16-Feb-07 à 8:45 am | Permalink
Antoine Block a écrit :
Mais de quelle complaisance parlez-vous, Charles ?
La complaisance vis-à-vis des délinquants (puisque notre société ultra-confortable et plus sûre qu’aucune autre dans l’histoire de l’humanité serait sur le point, nous dit-on, d’être démantelée par de nouvelles invasions barbares) ?
La complaisance vis-à-vis des chômeurs, RMIstes, SDF et autres profiteurs d’un système trop généreux ? Pour être parfaitement cohérents, que ceux qui prétendent que le sort de ces catégories de citoyens est enviable (le refrain : “ils ne gagnent mieux leur vie que les Français qui travaillent”, “Je connais un RMIste qui vit dans un château / qui part en vacances aux Seychelles qutre fois par an / qui a un compte numéroté en Suisse”, rayer la mention inutile) abandonnent leur situation actuelle pour rejoindre celle, tellement enviable, d’assisté.
La complaisance vis-à-vis des immigrés illégaux ou non ? Les “sans-papiers” ne jouissent pourtant d’aucune complaisance puisque, par définition, pour prétendre à toute forme d’aide, allocation, logement, etc., il faut être en situation régulière. Quant aux immigrés naturalisés, voire leurs enfants (puisque eux aussi, eux surtout, semblent être dans le colimateur), ils sont français et ils ne suffira pas qu’ils “n’aiment pas” suffisamment la France pour les déporter dans un pays étranger.
La complaisance vis-à-vis de l’amollissement moral de notre beau pays ? Les églises n’en finissent pas de se vider, les femmes avortent, bientôt les homos se marieront, les jeunes ne veulent même plus aller à la guerre, les ouvriers refusent de travailler 50h pour avoir le smic à 1500€, bref tout fout le camp.
J’ai beau chercher, la complaisance que la France est censée avoir montrée depuis vingt (trente ? cinquante ? ou plutôt soixante-deux) ans m’apparaît surtout comme un pur effet de langage. Mais il est vrai que les effets de langage finissent par s’incarner dans des faits de société (comme une élection) bien réels.
PS = Le ministre de l’Intérieur semble avoir remis à après les élections ses projets de réforme des modalités d’internement psychiatrique sans consentement, avec des pouvoirs accrus du maire. Là encore, sans faire d’amalgame, quand un régime tend à confondre délinquance, déviance intellectuelle ou morale, et maladie mentale, quand la psychiatrie devient un moyen de coercition politique, cela n’a historiquement jamais été un signe de grande vitalité démocratique.
Posté le 16-Feb-07 à 10:11 pm | Permalink
Charles a écrit :
Lorsque de Gaulle demandait à ses ministres "qui autour de cette table gère les conséquences à trente ans des flux migratoires", personne ne répondait. On était en 63. On connaît la réponse. Personne. C'est cela entre autre, que je taxe de complaisance.
J'entends bien ce que vous dites, Antoine et je ne conteste pas. Mais j'ai le sentiment qu'à ce que je dis vous opposez souvent une caricature et la généralisation de situations marginales, comme si la position des sans papiers en France - dramatique - valait pour les valeurs de la république de Nicolas Sarkozy. C'est excessif et contribue à une diabolisation que je trouve parfois maladroite.
Où est la position raisonnable.
A cet égard, Libération publie aujourd'hui un entretien avec Jean-Claude Monod sur Carl Schmitt qui me semble relever, mais en creux, de la même stratégie. A lire, en tout cas.
Posté le 17-Feb-07 à 10:32 am | Permalink
Antoine Block a écrit :
Donné-je dans la caricature et la diabolisation ? Sincèrement, je ne le crois pas. À tout le moins, je ne le fais pas sciemment, ni dans une optique militante (qui fait feu de tout bois, tous les moyens étant bons pour abattre l’adversaire). Ségolène Royal est d’ailleurs loin d’être ma championne.
Je ne parviens toujours pas à voir de quelle complaisance bénéficient les immigrés. Leur quotidien me semble plutôt fait de supicion systématique et de discriminations diverses (travail, logement, contrôles au faciès — pratique récemment dénoncée par la commission internationale des droits de l’homme —, défiance générale, mise à l’index politique).
En revanche, que l’Etat se soit montré imprévoyant et ait fortement hypothéqué les possibilités d’intégration des immigrés depuis quarante ans, c’est certain. Dans pareil cas, il me semble que c’est la puissance accueillante qui se rend coupable de ne pas avoir réuni les conditions d’une intégration réussie, les immigrés étant par définition de pauvres hères sans aucun pouvoir, ni économique, ni culturel, ni politique (sinon pourquoi émigreraient-ils ?). Les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui — dont la réalité est d’ailleurs bien moindre que voudraient nous le faire croire l’agitation journalistique et l’exploitation politique — découlent donc de notre propre imprévoyance et mépris (De Gaulle en tête).
Nicolas Sarkozy ne fait qu’exploiter électoralement les peurs et les fantasmes des Français sur ce thème, comme le FN l’a fait avant lui. “Electoralement parlant, je pense que c’est une réponse gagnante”, écriviez-vous. C’est vrai et c’est aussi ce qu’ont dû se dire Sarkozy, Lepen, Villiers, etc. Le ressort est vieux comme le monde, ce n’est ni très glorieux, ni très honnête, ni très ambitieux.
Je n’ai pas lu l’entretien de Libération (vous lisez cette presse de caniveau, Charles ?!).
Posté le 18-Feb-07 à 3:02 am | Permalink
Charles a écrit :
Je nous crois assez d’accord. La complaisance que je dénonce ici est celle de l’imprévoyance, puis du refus de voir le problème et, pire, de transformer artificiellement le problème en opportunité gâchée par la droite. Je m’explique. Le discours qui consiste à faire de la diversité une source merveilleuse de progrès et d’idées n’est pas faux, j’en vis. Mais il est vrai à 5% de croissance et en situation de plein emploi. A l’inverse, lorsque la société décline et n’assume plus financièrement ses besoins profonds (logement, école, santé…), alors ces différences sont une source de violence redoutable.
Or ce n’est pas en payant, en assistant, en dépensant les ressources que nous n’avons plus que nous allons régler le problème, mais en créant la valeur ajoutée et le travail dont nous avons besoin pour le régler. A cet égard notre société est bloquée, l’entrepreneur, l’entreprise, même, y sont des ennemis de classe (il part, d’ailleurs) et ceci a été vrai à droite comme à gauche dans la tradition politique fançaise.
Face à ce problème, l’axe travail, présenté par Nicolas Sarkozy, me semble infiniment plus crédible que celui de sa concurrente.
Non, je ne lis plus Libé que j’ai aimé dans les années 70. Il arrive que je l’ouvre, dans un train ou un avion. Parfois les pages culture sont bonnes.
Posté le 18-Feb-07 à 8:11 am | Permalink
Rémi a écrit :
Jusqu’à présent nous nous enrichissons sur le dos des pays les plus pauvres et instables.
D’où il ressort qu’il est très fréquent de travailler plus tout en restant indéfiniment dans la misère.
Posté le 19-Feb-07 à 12:43 am | Permalink
Antoine Block a écrit :
En effet, Charles, je crois que nous pouvons nous rejoindre sur la question du chômage comme principale cause de la plupart des maux dont souffre la société française, entre autres les difficultés rencontrées par/avec l’immigration.
Quant aux remèdes à apporter à cette situation, c’est une autre question, qui excède l’objet de votre billet et je ne m’y aventurerai donc pas. Si l’on a mauvais esprit — comme moi —, on peut aussi émettre l’hypothèse que le chômage de masse est l’arme politique la plus efficace depuis la seconde moitié du XXe siècle.
Posté le 19-Feb-07 à 3:39 am | Permalink
Charles a écrit :
Arme politique et fond de commerce électoral également. Je crains que vous ne soyez dans le vrai. Par les temps qui courent, une baisse du chômage n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. On l’a vu récemment.
Posté le 19-Feb-07 à 9:06 am | Permalink
Rémi a écrit :
Pas une bonne nouvelle ou réelle polémique sur la comptabilité?
Pour avoir des éléments de réponse,
Voir là :
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=1948
Et lire le livre de Fabienne Brutus :
“Chômage. Des secrets bien gardés”
Posté le 19-Feb-07 à 11:56 am | Permalink
Poladjinn a écrit :
Qui croyait en 1922 en Italie ou en 1933 en Allemagne que la vie de la majorité des juifs européens finirait en fumée ?
Posté le 21-Feb-07 à 10:14 am | Permalink
Charles a écrit :
Ceux qui avient lu le programme National Socialiste!
Où est l’équivalent?
Diabolisation, quand tu nous tiens…
Posté le 21-Feb-07 à 12:30 pm | Permalink