Détails et signes faibles

microscope.jpgOn ne tient jamais assez compte des "signes faibles", ces détails qu'on remarque à peine mais qui, si on s'y intéresse, sont révélateurs. Je regardais François Bayrou hier soir, je dis bien je regardais, pour autant qu'il faille considérer séparément l'image et le son. Parfois, ce que nous voyons en dit davantage que ce que nous entendons. Ainsi – l'exercice est ennuyeux – est-il utile de ne garder que l'image. Puis séparément, le son. Trois émissions, trois candidats. Que voyons-nous?
Sarkozy, concentré, les mains crispées sur le pupitre, déchargeant sur le pauvre objet la rage qu'il doit contenir quand un militant PS qui est là totalement par hasard le cherche sur des histoires de deux-roues. On voit Ségolène, soudain soulevée par l'émotion quitter ce même pupitre pour toucher l'épaule d'un malade en pensant le plus fort possible "Lève-toi et marche". Sait-on jamais? On voit Bayrou - il a certainement retenu la leçon - se dégager toujours du même pupitre et passer devant, aller "au contact" et on se dit soudain mais bon Dieu, pou