Repli identitaire

austerlitz2.jpgJ'ai lu et relu le long entretien de François Bayrou dans le Figaro de mercredi. C'est centriste. Ca détend. Il dit cette phrase clé, celle qui revient sans cesse pour rythmer sa campagne: "Il y a quelque chose qui ne va pas!".(Il faut prononcer "pas" avec un [a] antérieur, comme dans carotte, et non un [a] postérieur, comme dans pâturages). Mais certes. On peut même dire, sans être terrassé par une attaque décliniste massive, que des problèmes, il y en a plusieurs.
Notamment un, sur l'identité de la France, sujet  traditionnellement tabou passé glamour depuis peu. Je me souviens d'une petite boutique, proche de la Bastille, qui vendait tout un ensemble de babioles, services de tables, linge de table et de maison, gravures, autour du drapeau tricolore… il n'a pas tenu. Sur ce point, François s'exprime: "Dans l'histoire de France, on n'a jamais cédé à l'exaltation nationale, y compris le général de Gaulle." Là, j'ai coincé. Il n'a pas lu les mémoires du grand homme, c'est clair. On peut jouer sur les mots, mais tout de même, la période post révolutionnaire ou la guerre de 14 sont traversées par une exaltation nationale et patriotique d'un bon calibre. Ou bien je n'ai rien compris.
Je me suis dit, tiens, qu'est-ce qui relie ces deu