J’ai mouillé mon doigt, il y a du vent.

pythie.jpgCe que j'aime dans les sondages, comme dans la cuisine, ou la météo, c'est leur côté science dure, ce balisage rassurant d'un futur qui inquiète, il en va du pouvoir comme de la cuisson du rôti ou d'un weekend à haut risque à Anglet. La preuve, on découvre toujours après coup qu'ils avaient finalement raison, les augures, grosso modo, même quand ils avaient tort. Je ne vois donc pas pourquoi je m'interdirais d'être à mon tour expert en la matière. J'ai une calculette.
La presse et les instituts de sondages nous parlent des 42% d'indécis qui pourraient faire tout basculer, et pourquoi pas, élire Pompidou. Mais rêvons un peu sur le dernier sondage en date (LH2, du 9 avril). Prenons pour hypothèse que les indécis – et ne voyez aucun jugement de valeur dans ce propos. Je ne crois pas que l'indécision soit génétique, personnellement – et considérons qu'ils se répartissent sur les quatre leaders selon les mêmes pourcentages, en laissant de côté les hésitants marginaux qui oscillent entre Bové et Besancenot. Il y aurait donc 12% d'indécis Sarkozy, 10% d'indécis Royal, 8% pour Bayrou et 6% pour Le Pen