L’aile droite, l’aile gauche et le croupion.

spatule.jpgElle a perdu.
Et ce malgré tous mes efforts!
Et ceux de toute la blogosphère de gauche dont pour la première fois, les experts sont formels, l'impact aura été déterminant.
Malgré Ariane Mnouchkine qui écrivait il y a peu, en toute simplicité "Ô! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. Ô ce jour-là nos visages… les avons-nous déjà oubliés ? L’horreur de ce jour-là, l’avons-nous déjà oubliée? La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages? Moi, non." Non Ariane n'évoque pas la mort de Louis XVI, Waterloo ou la mort de Victor Hugo, mais avril 2002.  
Malgré la peur attisée la veille du scrutin: le pays allait brûler. Il fallait, pour apaiser la France, voter à gauche, forcément à gauche.
Bref, tout ça n'a pas suffit.
Pour une fois, la soirée électorale m'aurait plu, et je suis à perpète. Rien vu, rien entendu? Dormais paisiblement dans l'Asie qui avance. Mes camarades me disent que le PS a commencé à découper le coq gaulois - ou la pintade - hier soir en direct, avec la hâte fébrile d'un médecin légiste pressé d'en finir. On le comprend. A qui servir l'aile gauche, à qui l'aile droite? Va-t-on resservir la bête en entier? A qui réserver le croupion? Et comment farcir la carcasse? On n'a pas fini d'en débattre et de chercher la synthèse-minute qui sauvera la basse-cour pour les législatives.
Sans compter qu'il va falloir rémunérer Bayroulonesome cowboy non fumeur – pas même capable, cette fois, de coffrer Jo Dalton.
Pendant ce temps la droite, nouvelle force tranquille, va son chemin et compte ses nouveaux amis. Ils vont être nombreux. J'ai lu sur le site de l'Express que Jacques Attali revendiquait une longue amitié avec Nicolas Sarkozy – depuis 1981 apparemment. Il nous sert un portrait élogieux, affectueux, une confession qu'on aurait aimé lire mi-avril, quand ses amis politiques percevaient dans le discours de la droite républicaine le claquement de bottes bien cirées et les sirènes du couvre-feu.
La presse de Singapour commente l'élection ce matin sur trois thèmes: le changement et la moralité, le rap